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	<title>Colomiers Cyclotourisme </title>
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		<title>Colomiers Cyclotourisme </title>
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		<title>Forum des Associations 2018</title>
		<link>https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/forum-des-associations-08-09-2018</link>
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		<dc:date>2018-09-08T17:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Luquet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Forum des associations organis&#233; par la mairie de Colomiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons eu beaucoup de personnes int&#233;ress&#233;es par le club et nous esp&#233;rons les revoir tr&#232;s vite lors de nos balades des dimanches. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici un petit aper&#231;u en photo.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/-nous-y-etions-14-" rel="directory"&gt;Nous y &#233;tions...&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/local/cache-vignettes/L106xH150/41078169_2143966139204323_3476861221083283456_n-ce707.jpg?1674755729' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Forum des associations organis&#233; par la mairie de Colomiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu beaucoup de personnes int&#233;ress&#233;es par le club et nous esp&#233;rons les revoir tr&#232;s vite lors de nos balades des dimanches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un petit aper&#231;u en photo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mon Paris Brest Paris par Jacques Mondin</title>
		<link>https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/mon-paris-brest-paris-par-jacques-mondin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/mon-paris-brest-paris-par-jacques-mondin</guid>
		<dc:date>1995-08-22T15:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Luquet</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon premier Paris - Brest - Paris : une &#233;cole qui forme les caract&#232;res !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de professeur, ni de classe, ni de bureau, ni de tableau noir. Ici, on apprend par le v&#233;cu. Le courage, l'obstination et la volont&#233; sont les principaux bagages de l'&#233;l&#232;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant des contr&#244;les r&#233;guliers sont pr&#233;vus et il est indispensable de les r&#233;ussir pour continuer. Ils se pr&#233;sentent sous la forme de brevets cyclotouristes, qui, une fois d&#233;livr&#233;s permettent l'inscription au gigantesque examen final : le P.B.P....&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/-retro-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.us-colomiers-cyclotourisme.fr/local/cache-vignettes/L150xH110/1995_pbp_026-cc7c3.jpg?1674755751' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon premier Paris - Brest - Paris : une &#233;cole qui forme les caract&#232;res !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point de professeur, ni de classe, ni de bureau, ni de tableau noir. Ici, on apprend par le v&#233;cu. Le courage, l'obstination et la volont&#233; sont les principaux bagages de l'&#233;l&#232;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant des contr&#244;les r&#233;guliers sont pr&#233;vus et il est indispensable de les r&#233;ussir pour continuer. Ils se pr&#233;sentent sous la forme de brevets cyclotouristes, qui, une fois d&#233;livr&#233;s permettent l'inscription au gigantesque examen final : le P.B.P.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; LES BREVETS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Commen&#231;ons par le brevet de 200 km&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une promenade familiale entre amies et amis, sans probl&#232;me particulier. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Parcours de la randonn&#233;e &lt;/strong&gt; : Muret Maz&#232;res du Salat, Castelnau Durban, Gaillac Toulza et retour &#224; Muret.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Poursuivons par le brevet des 300 km&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le 200 am&#233;lior&#233; : On part un peu plus t&#244;t le matin (lumi&#232;res) et on arrive un peu plus tard le soir. Toujours entre ami (es) mais un peu moins nombreux.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Parcours de la randonn&#233;e&lt;/strong&gt; : Muret , Montech, Saint Antonin Noble Val, Cordes, Caraman, Auterive et retour &#224; Muret.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Continuons par le brevet des 400 km.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d&#233;j&#224; autre chose. Une donn&#233;e nouvelle apparait (on va rouler toute la nuit avec les lumi&#232;res (piles + dynamo).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ressemble &#224; une fl&#232;che V&#233;locio. Mais le groupe d'amis se r&#233;duit encore et on ne se retrouve que trois. &#199;a marche comme sur des roulettes (jeu de mots laids). Les trois copains se soudent peu &#224; peu pour ne former qu'un seul groupe. Puis, au fur et &#224; mesure des kilom&#232;tres, certains commencent &#224; diminuer physiquement, mais le groupe reste soud&#233; et au retour, malgr&#233; un vent contraire sur plus de 150 km, &#231;&#224; passe sans casser. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Parcours de la randonn&#233;e&lt;/strong&gt; : Muret Maz&#232;res, Lagrasse, Gruissan, Capestang, Castelnaudary et retour &#224; Muret.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Finissons par le brevet de 600 km Montauban - Badalona&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le 400 en plus long. Mais le groupe se r&#233;duit &#224; sa plus simple expression : 2 &#233;l&#233;ments. (mais quels &#233;l&#233;ments !!!).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc le 25/5/95 au matin, d&#233;part de bonne heure (6 h) et de bonne humeur. Nous sommes 35, le d&#233;part en groupe est tr&#232;s sympa. Les kilom&#232;tres s'&#233;gr&#232;nent sans peine et le moral est au beau fixe.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Premier contr&#244;le&lt;/strong&gt;, premier ravitaillement, on s'attarde un peu et l'on se retrouve &#224; 2. Le groupe est compl&#232;tement disloqu&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peu de temps apr&#232;s, on arrive au contr&#244;le de Toutens, sous la pluie, o&#249; l'on se restaure copieusement.&lt;br class='autobr' /&gt;
On repart &#224; 2 sous la pluie qui continue de tomber. On avance r&#233;guli&#232;rement sans probl&#232;me et chemin faisant on r&#233;cup&#232;re un 3&#232;me larron qui consolide notre petit groupe (3 bons &#233;l&#233;ments). On arrive comme &#231;&#224; jusqu'&#224; Quillan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre de nouveau restaur&#233;s, nous repartons &#224; 3, la pluie est toujours pr&#233;sente. Dans la mont&#233;e de la Quillane on perd la troisi&#232;me pi&#232;ce et la nuit commence &#224; tomber. Il faut mettre la dynamo, l'effort est de plus en plus important.&lt;br class='autobr' /&gt;
La fatigue et la lassitude commencent &#224; se faire sentir, il n'y a plus de conversation, mais quelques regards en disent long.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre est toujours l&#224;, comme il ne dit rien, il ne doit pas souffrir, pourquoi me plaindre ? Pourtant deux nouveaux compagnons se joignent &#224; nous jusqu'au bout de la nuit . J'ai nomm&#233; &#034;&lt;strong&gt;JEAN AYMART&#034; et &#034;JAYMAL PARTHOU&#034; .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive quand m&#234;me &#224; Formigui&#232;res, et &#224; peine descendu du v&#233;lo on saute sur le t&#233;l&#233;phone pour avertir notre tendre et douce compagne que nous sommes en pleine forme et que tout va bien ( Je vais bien ... tout va bien etc...). Ce sera son passeport pour dormir. On en profite pour manger un morceau et boire un caf&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le red&#233;marrage est des plus difficiles, le froid s'est abattu sur nous. On grelote de la t&#234;te aux pieds, les jambes sont t&#233;tanis&#233;es. On arrive quand m&#234;me &#224; d&#233;marrer la machine, lentement le syst&#232;me se d&#233;rouille mais les dents s'entrechoquent et de l&#233;gers g&#233;missements sortent involontairement de la gorge. Enfin, petit &#224; petit, on commence &#224; se r&#233;chauffer, mais on n'en finit pas de grimper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et &#231;&#224; continue ... encore ... et ... encore ... Maintenant on a l'impression de faire corps avec sa machine, on est soud&#233; dessus, il ne reste que le p&#233;dalier qui semble libre. &#199;a monte toujours, &#231;a commence &#224; &#234;tre &#034;la croix et la banni&#232;re&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est normal car on arrive au &lt;strong&gt;col du Calvaire&lt;/strong&gt;. Allons encore un petit effort ! Maintenant nous n'avons plus froid.&lt;br class='autobr' /&gt;
On aper&#231;oit les lumi&#232;res de Font-Romeu se refl&#233;ter dans le lac, c'est vraiment f&#233;erique. On a l'impression que c'est tout pr&#232;s mais le compteur n'est pas d'accord avec cette appr&#233;ciation. La pens&#233;e du &#034;dodo&#034; qui nous attend, nous donne des ailes pour arriver enfin &#224; ce contr&#244;le. On se d&#233;colle maladroitement de la selle. Le v&#233;lo appuy&#233; &#224; la rambarde nous fait penser &#224; un orphelin qui voudrait venir avec nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entre dans l'h&#244;tel. Quelle surprise ! On aper&#231;oit des corps qui gisent de-ci, del&#224;, les tables, les chaises sont couvertes de sacoches, sacs, serviettes, gants, casques, etc...&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains semblent dormir, d'autres entrouvrent les yeux et d'un regard hagard s'interrogent sur notre pr&#233;sence. On dirait des soldats fatigu&#233;s d'une trop longue guerre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un court &#233;change verbal avec le contr&#244;leur qui nous propose caf&#233;s et g&#226;teaux, on pointe le carton, puis direction la chambre sans attendre. On prend une bonne douche avant 2h de sommeil. Le r&#233;veil est brutal mais le repos fut r&#233;parateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 2h 40 mais c'est un autre jour que l'on entame. La pluie a cess&#233;, nous avons chang&#233; cuissards, maillots ainsi que les sous-v&#234;lements. Nous sommes &#224; nouveau propres et secs. Apr&#232;s un bon gros d&#233;jeuner nous repartons &#224; 3 dans la nuit noire. La descente est dangereuse et p&#233;nible pour les yeux mais les jambes ne souffrent pas. On avance en tirailleurs, 1 &#224; droite de la route, 1 &#224; gauche et le 3&#232;me au centre en retrait. La descente est longue et les freins sont serr&#233;s. On avance comme des escargots ! En bas la route s'&#233;largit, partiellement &#233;clair&#233;e, avant d'entamer le col de Toses en Espagne. Maintenant le ciel est d&#233;gag&#233;, la mont&#233;e est fantastique dans le firmament &#233;toil&#233;, m&#234;me les jambes ne se rappellent plus de la chevauch&#233;e de la veille. C'est super !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive en haut sans probl&#232;me et heureusement une bonne soupe nous attend, car il ne fait pas tr&#232;s chaud. On tamponne le carton, on se restaure et on repart. Cette nouvelle descente est euphorique, comme une r&#233;compense. Dans la vall&#233;e le jour commence &#224; se lever. Tout doucement les villages apparaissent, un &#224; un, le soleil consent &#224; nous r&#233;chauffer. On capte ses rayons afin de &#034;recharger les batteries&#034; et se refaire une sant&#233;. On passe les petits cols pour arriver au pied du dernier : &#034;COLL FORMIC&#034;. Les 10 km sont parcourus tr&#232;s rapidement afin de tester si les jambes r&#233;pondent encore ? C'est le dernier ravitaillement et l'arr&#234;t se prolonge. Apr&#232;s un dernier coup d'&#339;il au panorama (on aper&#231;oit un coin de mer !) on s'&#233;lance pour la derni&#232;re &#233;tape.&lt;br class='autobr' /&gt;
La descente est sensationnelle et rapide (on s'&#233;clate comme des ados). Sur la lanc&#233;e on enroule &#034;la grosse plaque&#034; pour vite arriver &#224; Badalona, mais la travers&#233;e de la ville est longue, dangereuse (trop de voitures et de feux tricolores).&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, on traverse la voie ferr&#233;e, puis on aper&#231;oit les organisateurs. C'est une d&#233;livrance et la satisfaction est intense, on commence &#224; r&#233;aliser que c'est vraiment fini ! il est 18h 50. Temps total = 36h50.&lt;br class='autobr' /&gt; A partir de ce moment, une seule id&#233;e nous trotte en t&#234;te :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'INSCRIPTION AU &#034; PARIS ---&gt; BREST ---&gt; PARIS &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#224; suivre...)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;LE PARIS ---&gt; BREST ---&gt; PARIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a 3 d&#233;parts possibles :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 21 Ao&#251;t 1995 &#224; 20h00 (temps max = 80h00 - plaque rouge).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 21 Ao&#251;t 1995 &#224; 22h00 (temps max = 90h00 - plaque verte).&lt;br class='autobr' /&gt; ( 3 d&#233;parts de 600 concurrents toutes les 20 minutes).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 22 Ao&#251;t 1995 &#224; 5h00 (temps max = 84h00 - plaque bleue).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon choix fut port&#233; sur le d&#233;part de 5h00 le 22/08.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un l&#233;ger contretemps au d&#233;part, &#224; cause de ma dynamo, je remonte une partie du peloton afin de retrouver Jean-Luc, compagnon du brevet de 600 km. Au bout d'une cinquantaine de km, nouveau probl&#232;me, mais avec mon porte-bagage. Apr&#232;s un bon quart d'heure de r&#233;paration, je d&#233;cide de forcer l'allure pour revenir sur mon copain. Je profite d'un &#034;Express&#034; de 4 &#233;trangers, je plonge dans leurs roues et le compteur affiche entre 35 et 42 km/h. Ils m'ont permis de rejoindre mon ami. L'allure est de nouveau plus tranquille (entre 24 et 30 km/h), mais vers le 100&#232;me km, une alerte &#224; la crampe se fait sentir. On arrive tranquillement au premier ravitaillement &#224; &lt;strong&gt;Mortagne au Perche&lt;/strong&gt;, il est 11h15. Il faut s'alimenter et boire beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je repars avec Jean-Luc, mais au 200&#232;me km, une 2&#232;me alerte &#224; la crampe me s&#233;pare de lui, je suis un peu &#224; la d&#233;rive, et ma promenade solitaire, sous le soleil intense, me fait boire &#233;norm&#233;ment. Pourtant, en me glissant d'un groupe &#224; l'autre, j'arrive au deuxi&#232;me ravitaillement et 1er contr&#244;le de &lt;strong&gt;Villaines la Juhel&lt;/strong&gt;, il est 15h30. Gros ravitaillement (potage, nouilles, riz au lait, banane et beaucoup d'eau). Avec la pr&#233;paration des bidons et le &#034;pommadage&#034;, je repars une heure apr&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet arr&#234;t prolong&#233;, m'a fait un bien &#233;norme, car au fur et &#224; mesure des km, je vais de mieux en mieux. Je roule avec diff&#233;rents petits groupes tranquillement mais r&#233;guli&#232;rement. Je roule souvent avec des &#233;trangers (Canadiens, Danois et autres) et comme le soleil est chaleureux je me sens bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous arrivons au troisi&#232;me ravitaillement, &#224; &lt;strong&gt;Foug&#232;res&lt;/strong&gt;, il est 20h00. Je repars seul, mais comme la nuit commence &#224; tomber, je me d&#233;brouille &#224; rejoindre un groupe. Sans aucun probl&#232;me, nous arrivons au quatri&#232;me ravitaillement de &lt;strong&gt;Tint&#233;niac&lt;/strong&gt; vers les 23h30.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours 1h apr&#232;s, dans la nuit &#233;toil&#233;e, je me joins au premier groupe qui part, constitu&#233; d'une majorit&#233; d'&#233;trangers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant tout le trajet, je ne comprends strictement rien et ne dis mot. Toute la nuit se passe agr&#233;ablement, dans le papotage d'accents venus d'ailleurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a rigole, &#231;a chahute, &#231;a discute, sans moi, mais &#231;a permet de rester &#233;veill&#233;s jusqu'&#224; &lt;strong&gt;Loud&#233;ac&lt;/strong&gt;, que l'on atteint &#224; 4h 30. C'est le cinqui&#232;me ravitaillement. Encore 1h d'arr&#234;t environ avant de repartir, ce qui permet de rouler moins, la nuit. Profitant d'un petit groupe, on repart dans le petit matin frais. Puis lorsque le jour est plus clair, on se sent rena&#238;tre avec lui. Toutes les sensations reviennent et la moyenne augmente. Des acc&#233;l&#233;rations se font sentir et cela ne me d&#233;plait pas. Les muscles r&#233;pondent parfaitement aux sollicitations et plus aucune trace de crampe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique intensive du v&#233;lo permet au corps de se refaire une sant&#233; &#224; condition d'ingurgiter le carburant n&#233;cessaire, ce qui explique les arr&#234;ts prolong&#233;s aux diff&#233;rents ravitaillements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e &#224; &lt;strong&gt;Carhaix&lt;/strong&gt; se fait tr&#232;s vite, il est 8h40 et le temps d'arr&#234;t est toujours le m&#234;me pour ce sixi&#232;me ravitaillement. Je repars avec un jeune couple anglais (en tandem).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils avancent bien et r&#233;guli&#232;rement, ce qui me permet de jouer avec eux. Je les double dans les mont&#233;es et plonge dans leurs roues en descente. Nous roulons ensemble, pr&#232;s de deux heures, et au pied du col de Tr&#233;dudon, avant Brest, je leur &#034;tire ma r&#233;v&#233;rence&#034; pour foncer jusqu'au sommet, o&#249; un contr&#244;le secret nous attend. Ensuite, la descente est fantastique, tout en recherche de vitesse ( 52 &#224; 63 km/h). Un peu plus loin, dans une c&#244;te, je croise le tandem &#034;Perget&#034;, de Montauban, qui descend comme une fl&#232;che, avec madame recroquevill&#233;e sur elle-m&#234;me et la t&#234;te dans le guidon. Puis, c'est au tour de Francis (Montauban) que je vois du c&#244;t&#233; de &#034;Roc Tr&#233;vezel&#034;. A 15 km dans la derni&#232;re mont&#233;e avant Brest, sous une petite pluie fine, un v&#233;ritable coup de fusil se fait entendre. Imm&#233;diatement, ma roue arri&#232;re est compl&#232;tement d&#233;gonfl&#233;e et je dois m'arr&#234;ter. Je comprends la situation instantan&#233;ment et descends du v&#233;lo, quand un breton sympa se propose de r&#233;parer, pendant que je me repose. J'accepte avec plaisir, et apr&#232;s discussion, je d&#233;couvre derri&#232;re ce m&#233;cano volontaire, un futur participant. Apr&#232;s qu'il m'ait chang&#233;, chambre &#224; air et pneu, &#224; cause d'une entaille de dix centim&#232;tres, il me donne nombre d'informations sur le trajet &#224; venir.&lt;br class='autobr' /&gt;
La route est maintenant pleine de cyclos et les trottoirs sont jonch&#233;s de bretons admiratifs qui nous encouragent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive &#224; &lt;strong&gt;Brest&lt;/strong&gt; &#224; 13h45, pour ces premiers 600km, c'est le septi&#232;me ravitaillement et il me tarde de commencer le retour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, d&#233;ception ce fut l'arr&#234;t le plus long (recherche d'un emplacement pour le v&#233;lo, attente au contr&#244;le, immense queue au restaurant qui &#233;tait &#224; son comble, attente aux toilettes, aux points d'eau et embouteillage pour sortir).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si bien que je ne peux repartir qu'&#224; 15h30 et sous la pluie fine, qui nous fait d&#233;baller le &#034;Gore-tex&#034;. Cependant, les groupes aux d&#233;parts sont plus importants et cela devient plus int&#233;ressant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant que nous sommes sur le retour, le fait de croiser d'autres participants (bleus ou verts) nous fait du bien au moral qui est &#224; son apog&#233;e. Tranquillement et en discutant, on arrive &#224; &lt;strong&gt;Carhaix&lt;/strong&gt; sans m&#234;me s'en rendre compte. C'est le huiti&#232;me ravitaillement et il n'est pas loin de 19h00. Pendant cet arr&#234;t, des informations me sont communiqu&#233;es par t&#233;l&#233;phone, sur les positions avanc&#233;es de Jean-Luc et Philippe. Je d&#233;cide de continuer jusqu'&#224; &lt;strong&gt;Loud&#233;ac&lt;/strong&gt;. Avec un petit groupe de 7 ou 8 &#233;l&#233;ments, on arrive tranquillement &#224; la tomb&#233;e de la deuxi&#232;me nuit (BOUM). On s'arr&#234;te pour endosser le chasuble et mettre la lumi&#232;re. Il ne reste qu'une quarantaine de km pour atteindre Loud&#233;ac et cela fait presque 40h que je n'ai pas ferm&#233; les yeux, &#231;a commence &#224; piquer et les stores se ferment tout seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit &#224; petit, je retrouve mes deux oiseaux de nuit du 600km, c'est &#224; dire messieurs &#034;&lt;strong&gt;JAYMAL&lt;/strong&gt;&#034; et &#034;&lt;strong&gt;JEAN&lt;/strong&gt;&#034; (vous voyez ce que je veux dire !). Ils m'occupent l'esprit et me tyrannisent un brin. La nuit est tr&#232;s noire, on aper&#231;oit &#224; peine la route, heureusement je ne suis pas seul et le scintillement des lumi&#232;res, du groupe &#233;tir&#233;, permet de distinguer une trajectoire. Je roule au milieu de la route en suivant les bandes pointill&#233;es. Les rares voitures qui nous croisent, nous &#233;blouissent et cela devient insupportable pour les yeux. Pourtant il faut rester vigilant. La d&#233;nivel&#233;e est importante mais impossible &#224; appr&#233;cier. Tout se passe dans les cuisses et la r&#233;action pour passer les vitesses. Gare au temps de retard !&lt;br class='autobr' /&gt;
La position en danseuse est de rigueur surtout pour la relance. On a l'impression d'&#234;tre perdu en pleine nature, heureusement que les fl&#232;ches sont l&#224; pour nous indiquer le bon chemin. En arrivant sur un croisement, ma torche &#233;claire un panneau indiquant &lt;strong&gt;Loud&#233;ac&lt;/strong&gt; 9km. A &#034;vue de nez&#034;, je ne pensais pas &#234;tre aussi loin du but. Dans la r&#233;gion, le paysage est tr&#232;s vallonn&#233;, &#231;a monte et &#231;a descend constamment. Il n'existe pas de &#034;faux plats&#034;. Pourtant la moyenne est tr&#232;s faible, elle se situe entre 12 et 14 km/h (mont&#233;es impr&#233;visibles et descentes tr&#232;s dangereuses). Je commence &#224; trouver le temps long et pense ne plus &#234;tre tr&#232;s loin. Tout &#224; coup, en haut d'un mont, on aper&#231;oit une lueur. On la perd de vue en descente, on la retrouve &#224; chaque mont&#233;e. Je trouve qu'elle est tr&#232;s longue &#224; se faire plus nette. Enfin on arrive au village, mais d&#233;ception ! ce n'est pas Loud&#233;ac. On le traverse, et ma torche trouve une fl&#232;che sur la droite, puis un peu plus loin, un nouveau panneau indiquant &#034;Loud&#233;ac 6km&#034;. J'ai vraiment cru &#224; une farce et c'est &#224; ce moment, que j'ai compris ce que voulait dire &#034;EINSTEIN&#034; dans sa th&#233;orie sur la relativit&#233; du temps ! On sort des lumi&#232;res et on retrouve, mont&#233;es et descentes, dans le noir absolu. Bient&#244;t une nouvelle lueur se profile au loin, et &#231;a monte, et &#231;a descend toujours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, les lumi&#232;res grossissent de plus en plus, et on commence &#224; apercevoir la ville. Le panneau d'entr&#233;e confirme qu'on est bien &#224; Loud&#233;ac. Apr&#232;s un circuit touristique dans Loud&#233;ac, on aper&#231;oit enfin un attroupement de cyclos et les banderoles du contr&#244;le. Ouf ! on est quand m&#234;me arriv&#233; au neuvi&#232;me ravitaillement ! Il est 0h15 et nous sommes le 24 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le pointage, je plonge sur la pancarte &#034;couchage&#034;, mais le gymnase est complet. Il faut attendre 1h, qu'un matelas se lib&#232;re. Je m'inscris sur la liste d'attente. J'en profite pour prendre une douche et aussi soigner mes fesses. Apr&#232;s un bon sommeil de 4h et un gros d&#233;jeuner, je suis fin pr&#234;t &#224; reprendre la route. Je perds quelques minutes sur ma dynamo qui ne marche pas. J'ai manqu&#233; le 'train' de 6h. Je repars seul &#224; 6h20, et rejoins au lever du jour, un petit groupe pas tr&#232;s loquace.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je les laisse et commence &#224; durcir le rythme. Le repos m'a fait un bien &#233;norme et les jambes r&#233;pondent extraordinairement.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est super, je relance le cheval et le 50 est de rigueur. Je double des isol&#233;s et des petits groupes, les couvertures de survie font &#034;l&#233;gion&#034; dans les foss&#233;s. Le compteur affiche souvent 35km/h, dans l'euphorie les descentes sont parcourues en recherche de vitesse, les mont&#233;es dans l'&#233;lan, avec la position en danseuse en fin de bosse. A ce r&#233;gime, le dixi&#232;me contr&#244;le, de &lt;strong&gt;Tint&#233;niac&lt;/strong&gt; est vite arriv&#233;. Il est 10h10. En fait, c'est un peu gr&#226;ce au vent qui a chang&#233; d'orientation en m&#234;me temps que l'on tournait &#224; Brest (de N.E. &#224; N.O.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, je vais all&#232;grement sur Foug&#232;res, mais le mal aux fesses redouble d'intensit&#233; et je ne sais plus comment me positionner sur la selle. Pour palier cet &#233;tat de fait, toutes les descentes se font en recherche de vitesse (les fesses en dehors de la selle) et les mont&#233;es pratiquement toutes, en danseuse. Le reste dans une position assise, est tr&#232;s difficile &#224; supporter. Enfin on arrive au onzi&#232;me ravitaillement de &lt;strong&gt;Foug&#232;res&lt;/strong&gt;, il est 14h30.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'essaie de rester le moins longtemps possible et je pense avoir r&#233;ussi le meilleur temps, soit 30 minutes d'arr&#234;t seulement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette journ&#233;e est la plus rapide, et les kilom&#232;tres se font &#224; une vitesse moyenne de 28km/h. Le temps est id&#233;al, un peu couvert sans pluie, vent trois quart arri&#232;re et soleil voil&#233; sans grosse chaleur. On enroule facilement le 50, et le deuxi&#232;me ravitaillement est vite l&#224;. L'arriv&#233;e &#224; &lt;strong&gt;Villaines la Juhel&lt;/strong&gt; se situe aux environs de 18h. Mais, l'arr&#234;t est encore bien long, car des efforts plus soutenus, demandent davantage de carburant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je repars dans un petit groupe, et au moment ou la troisi&#232;me nuit commence &#224; tomber (patatras !), mon compteur bascule dans un autre monde. Il affichait 44h48 pour les 1000km, puis est repass&#233; &#224; z&#233;ro. Je me glisse au milieu des autres et tranquillement les km s'&#233;gr&#232;nent, un &#224; un.&lt;br class='autobr' /&gt; J'ai l'impression d'&#234;tre un humano&#239;de et le temps passe tr&#232;s vite, on aper&#231;oit d&#233;j&#224; les lueurs de &lt;strong&gt;Mortagne au Perche&lt;/strong&gt;, sur les hauteurs. &#199;a monte beaucoup mais les jambes sont habitu&#233;es, et la position en danseuse (tr&#232;s utilis&#233;e) soulage les fesses. On arrive tr&#232;s vite au treizi&#232;me ravitaillement de Mortagne au Perche. Il est 23h environ. Apr&#232;s une l&#233;g&#232;re h&#233;sitation, je d&#233;cide de dormir un peu. La douche est tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e et le pommadage des fesses me calme la douleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je prends place sur le matelas du saut &#224; la perche et dors environ 4h. Comme d'habitude, le d&#233;jeuner est copieux et je suis en assez bonne forme, mais les fesses me font horriblement mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le d&#233;part, il est 5h, mais &#224; peine assis sur la selle, impossible de trouver une position supportable. Je me tr&#233;mousse sur le c&#244;t&#233;, &#224; droite, &#224; gauche, en avant, en arri&#232;re et pas moyen de prendre un rythme. Heureusement, les jambes tiennent bon et ne me font plus mal. Malgr&#233; le relief qui s'est tr&#232;s att&#233;nu&#233;, on prend beaucoup plus souvent la position en danseuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jour se l&#232;ve tr&#232;s vite, (on revient vers l'est) et dans le petit matin, on traverse des villages pour arriver au dernier ravitaillement de &lt;strong&gt;Nogent le Roi&lt;/strong&gt;, que l'on atteint vers 8h. J'avais d&#233;cid&#233; de ne pas me ravitailler, mais l'estomac et les odeurs de &#034;mets succulents&#034; m'ont fait &#034;craquer&#034;, et ne suis reparti qu'&#224; 9h00, pour faire les 56km restants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, la banlieue est toute proche, mais le frottement de la selle devient insupportable. Quelques amateurs de la &#034;petite reine&#034;, nous encouragent sur le bord de la route, ce qui nous permet de continuer malgr&#233; tout. A la vue des noms tels que : Elancourt, Trappes, &lt;strong&gt;Montigny le bretonneux&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Guyancour&lt;/strong&gt;t nous rappellent qu'on est pr&#232;s du but final. On se faufile au milieu des voitures, et dans un dernier effort, avec un petit groupe de l'A.S.P.T.T. on arrive enfin au rond-point des saules, o&#249; la foule de l'arriv&#233;e nous applaudit, et dans ce laps de temps, la fatigue et la souffrance ont disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce dernier pointage c'est la d&#233;livrance et la d&#233;compression. Il est 12h49 et le temps total est de 79h49.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon compteur marque 1240 km et totalise un temps effectif de selle, de 56h11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Super de r&#233;ussir ce pari fou !&lt;br class='autobr' /&gt;
Au del&#224; de l'&#233;preuve &#034;casse-cou&#034;,&lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme y gagne en humilit&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
Son &#226;me s'en trouve purifi&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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